Passeurs & Rêveurs des mots de Brahim Saci

14 janvier 2026 - 08:36 - 173 vues
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La nuit retient l'aube de Brahim Saci
Une poésie qu'on ne lit pas qu'on traverse.
Dès les premiers vers, le poète pose l'équation qui gouverne l'ensemble de son œuvre :

« L'encrier qui se vide Remplit le vide ». Face au vide celui du cœur abandonné, celui du monde en déroute  le poète n'a d'autre recours que l'écriture. Vider son encrier pour remplir l'absence. Transformer la béance en parole.
Ce recueil porte un double deuil. Le deuil intime d'abord : Amélie, figure tutélaire d'un amour révolu, hante ces pages comme un fantôme lumineux. Les falaises d'Étretat, les gargotes de Paris, les brumes de Normandie chaque lieu devient le théâtre d'un bonheur enfui. Le deuil collectif ensuite : Gaza sous les bombes, la Syrie martyrisée, un monde où « le diable est devenu le guide ».
La singularité de cette poésie : elle entrelace sans artifice la douleur personnelle et la souffrance universelle. Quand Saci écrit sur les enfants de Palestine, il ne dénonce pas pour convaincre. Il hurle parce qu'il saigne.

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